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Textes de référence - AVC

Des AVC qui font moins ravages

Dans un avenir assez proche, les accidents vasculaires cérébraux (AVC) pourraient laisser des séquelles moins graves qu'ils ne le font maintenant grâce aux travaux d'une équipe de chercheurs dont fait partie un professeur de la faculté de médecine de l'Université Laval, Serge Rivest.

Lorsqu'un AVC se produit, certains tissus du cerveau meurent, ce qui représente évidemment une bonne partie des dégâts. Mais pas tous. Le système immunitaire envoie en effet par la suite des cellules chargées de faire le ménage dans ces tissus morts, mais elles le font de façon si agressive qu'elles endommagent souvent les tissus sains environnants.

Dans un article publié sur le site de la revue Nature Médecin, M. Rivest et ses collègues de deux universités allemandes ont annoncés avoir identifié un mécanisme naturel par lequel l'organisme tempère les ardeurs des cellules immunitaires. Au cours d'expériences menées sur des souris, les chercheurs ont découvert que les dommages au cerveau trois jours après l'AVC étaient 20% plus étendue chez les rongeurs dépourvus d'un type de cellule nommé Treg que chez les sujets normaux.

" Les cellules Treg sont activées par les réponses immunitaires, mais elles vont surtout moduler l'activité des autres cellules immunitaires (au lieu de) s'attaquer directement au problème, explique M. Rivest. (En cas d'AVC), les Treg vont arriver sur place et vont en quelque sorte freiner les autres cellules immunitaires, pour les empêcher qu'elles ne s'emballent. "

Traitement en vue
Cela ne suffit pas toujours en empêcher les " dommages collatéraux ", mais il existe déjà des médicaments qui augmentent la production des Treg, la découverte de M. Rivest et consorts pourrait déboucher assez rapidement sur un traitement qui limite les dégâts.

Au sein de l'équipe, le chercheur du CHUL s'est occupé d'identifier les cellules impliquées dans le processus et de déterminer ce qu'elles faisaient dans le cerveau. Ses collègues allemands des universités de Heidelberg et de Mayence ont quant à eux élaboré le modèle d'expérimentation sur la souris.

Source : Le Soleil, samedi 31 janvier 2009
Fourni par : Mme Paulette Vignola MRC : Rimouski