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Une Nouvelle Vie

Qu'ils aient vécu l'une ou l'autre des problématiques, les personnes accidentées vasculaires cérébrales, aphasiques et traumatisées cranio-cérébrales verront leur vie perturbée. En fait, de nombreuses habitudes de vie devront être modifiées parce que compromises par la modification des habilités et aptitudes physiques, psychomotrices, cognitives, affectives, etc., avec lesquelles les individus n'éprouvaient aucune difficulté précédemment.

Pour elles, il s'agira de faire le deuil de leur ancienne vie pour pouvoir passer à la vie qui les attend : une nouvelle vie.

De la protestation, de la négation et des pleurs empliront les premiers moments suivant l'accident. Il s'agit là d'une des étapes cruciales du processus d'adaptation par lequel la personne devra inévitablement passer. Il s'agit là aussi d'un mécanisme de défense qui permettra d'assurer, durant cette phase, un certain équilibre psychologique.

Dans bien des cas, il faudra peut-être bien des essais infructueux avant que la personne ne constate par elle-même l'irréversibilité des dommages. Elle cherchera à trouver un bouc émissaire, un événement indu, une erreur avant de finalement s'approprier le caractère permanent de la perte.

Le tout n'est pas seulement de reconnaître la perte et de vivre le deuil. Il faut s'adapter à cet état de fait et réussir à le surmonter en apprivoisant sa nouvelle personnalité. Il s'agit d'une période de flottement où sentiments de culpabilité, colère, rage et anxiété s'entremêleront et cette période, à son terme, fera entrevoir la reconstruction de soi, d'une nouvelle personne qui vivra cette nouvelle vie.

La nouvelle vie sera très différente dans son quotidien, ses aspirations, ses projets, ses références, ses joies, ses bonheurs et ses plaisirs. La douleur, morale et émotive, prendra alors une place de moins en moins importante dans l'échelle des priorités de la personne.

Il s'agit là d'un processus long, ardu et difficile. Il doit être parsemé d'amour, d'affection et d'assistance. Des professionnels sont là pour vous soutenir, qu'ils proviennent de centres tels les hôpitaux, centres de réadaptation, CLSC ou organismes, tel l'ACVA-TCC du BSL. Utilisez-les et le plus tôt possible dans la démarche car la persistance de votre soutien sera peut-être garante d'une rémission salutaire.