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Les Témoignages

Une promesse est une promesse…

Depuis une quinzaine d'années, j'avais deux passions : l'animation en 3D et l'écriture de romans. Remarquez qu'à l'époque, j'appelais ça plutôt mes projets d'écriture car aucun de mes écrits n'avait été publié et je ne voyais pas le jour où je prendrais le temps de les présenter à un éditeur.

Une grande partie de mes animations 3D demeuraient des projets personnels et il en était de même de mes histoires que je révisais continuellement dans mon programme Microsoft Word. J'avais déjà l'équivalent de trois romans de terminés lorsqu'en février 2007, mon univers bascula.

Il devait être 21h05, un vendredi soir. Je venais tout juste de quitter mon poste de travail contenant mes programmes de graphisme afin de me rendre à mon deuxième ordinateur réservé principalement au traitement de texte lorsque je ressentis un engourdissement dans ma jambe droite. Sur le coup, je n'y fis pas très attention. J'avais la mauvaise habitude de me croiser les jambes en travaillant sur mon clavier. J'ai donc interprété ce fourmillement comme étant un engourdissement passager. C'est quand j'ai atteint mon deuxième ordinateur et que j'ai voulu saisir la souris que j'ai compris que tout n'allait pas pour le mieux.

Ma conjointe Lison appela le 9-1-1. En moins de vingt-cinq minutes, je me retrouvais étendu sur un lit du service d'urgence. Je pouvais encore bouger mon bras et ma jambe droite, mais le verdict demeurait sans appel. J'étais victime d'un accident vasculaire cérébral mieux connu sous le vocable AVC. Vers 23h00, on me transféra sur un étage sans me donner plus de précisions sur mon état. Selon les médecins, il faudrait patienter deux à trois jours avant de pouvoir évaluer l'étendu des dommages.

En peu de temps, je m'endormis, mais je n'eus pas à attendre trois jours pour connaître mon état. Vers une heure du matin, je me réveillai et c'est là que j'ai compris que la partie était terminée… et je n'étais pas le gagnant du match. Ma jambe et mon bras droit ne répondaient plus à aucune demande. On m'aurait dit qu'ils appartenaient à mon voisin de chambre que j'en n'aurais pas été surpris.

Là, en pleine nuit, dans le noir et seul, je peux vous dire qu'on se pose de sérieuses questions. Après cinquante ans d'activités où j'avais toujours utilisé tous mes membres, voilà que la moitié de mon corps m'abandonnait. À quoi ressembleraient les prochaines années de ma vie? Je n'en avais sincèrement aucune idée. Tout ce que je savais, c'est qu'elle ne serait jamais plus ce qu'elle avait été. J'ai fermé les yeux. Inutile de broyer du noir, demain, les médecins en auraient plus à me dire.

Vers les 4h00, un infirmier est passé. Il a dû me réveiller. Il m'a demandé :
- Bonjour, monsieur. Vous savez où vous êtes?
- À la Ronde, répondis-je sans ouvrir les yeux.
Là, y'a eu un silence. Avant de faire paniquer l'infirmier, j'ai ajouté :
- Au quatrième étage et je m'appelle Michel Fréchette.
Rassuré, l'infirmier quitta la chambre. Je dois avouer que ma réplique m'a également rassurée. Pas la seconde, mais la première. Je me suis dis que si j'étais toujours capable de déconner à 4h00 du matin, j'étais encore loin de sombrer dans la dépression. De plus, il n'était vraiment pas dans mes intentions de rester collé à ce lit. Il fallait que ça bouge et que ça bouge vite.

Dès le lendemain, on a commencé à me parler de physiothérapie. On m'a expliqué que plus tôt commencerait la réadaptation et plus j'avais des chances de récupérer. On était samedi et la physio ne commencerait que le mercredi suivant. Quatre jours à attendre… un peu long. La fenêtre de ma chambre donnait sur le stationnement. Lorsque le dimanche en fin d'après-midi, Lison m'a quitté, j'ai décidé de la saluer à la fenêtre. La porte de ma chambre tant partiellement fermée, je me suis risqué à descendre de mon lit. Descendre, c'est vite dit. Après un nombre incalculable de contorsions, j'étais enfin debout accroché aux barreaux de mon lit. Bon, maintenant, il fallait étudier l'itinéraire. Les barreaux de mon lit, ceux de mon voisin, les poignées de porte des deux vestiaires. Je n'avais aucun contrôle sur ma jambe droite, mais curieusement, elle était loin d'être une nouille trop cuite. Elle me supportait le temps de glisser ma jambe gauche un peu plus en avant, puis elle n'avait pas le choix de suivre. De barreaux en poignée de porte et de poignée de porte en barreaux, j'ai atteint la fenêtre et j'ai vu Lison marcher dans le stationnement.

Restait le retour. Quatre mètres à parcourir jusqu'à mon lit en répétant les mêmes acrobaties. J'ai pris quelques minutes de repos, mais la distance à parcourir ne m'impressionnait plus. Je savais maintenant que ce n'était pas un AVC qui allait me couper mon autonomie. Dans la semaine suivante, on m'a proposé un séjour à Mont-Joli afin de suivre un programme intensif. Devinez ma réponse.

Dès mon arrivée au 2 Nord, on m'a demandé quelles étaient mes attentes. J'ai répondu :
- Conduire ma voiture et pouvoir me servir de mes ordinateurs.
Naturellement, on ne pouvait pas me faire de promesses sur les résultats de ma réadaptation et à mes yeux, cela n'avait aucune importance. " Je " m'étais fait la promesse et c'était ce qui comptait. Ainsi commença trois long mois d'une série d'exercices pas toujours évidents à réaliser.

Les fameux cônes verts! Là, cela devint du sérieux. Yvonne, mon ergothérapeute plaça devant moi une grande planche où étaient gravés profondément trente-et-un cercles. Elle me donna ensuite, un premier cône de plastique de dix centimètres de haut et me demanda de le placer dans un des cercles. Durant les cinq premières minutes, le cône allait dans toutes les directions au-dessus de la table, sauf vis-à-vis les cercles. Après vingt-cinq minutes et un demi-litre de sueur, les sept cônes étaient enfin sur la planche. Encore heureux qu'Yvonne n'ait pas identifié de cercles en particulier!

Au cours des semaines, les exercices variaient, mais on en revenait toujours aux fameux cônes verts. Je vous ai bien dit qu'il y avait trente-et-un cercles sur la planche? Eh bien, figurez-vous qu'Yvonne avait trente-et-un cônes en réserve. Après le vingt-sixième cône, j'étais détrempé.
- Je crois que c'est assez pour aujourd'hui, monsieur Fréchette, me dit Yvonne.
- Pis les cinq derniers? Ils vous prendre leur place comme les autres, répondis-je.
Depuis le temps, Yvonne avait appris à me connaître. Quitte à y passer l'avant-midi jusqu'au dîner, les foutus cônes allaient trouver leur place dans les foutus cercles. Et c'était comme ça pour tous les exercices. Dans ma tête, le 2 Nord de Mont-Joli, ce n'était pas une colonie de vacances et j'avais une promesse à tenir.

Il faut que je vous parle de la mésaventure du verre d'eau. Dans un verre de plastique, on avait mis un centimètre d'eau que je devais tenter de boire. Croyez-le ou non, il est possible de prendre une douche avec un centimètre d'eau au fond d'un verre. J'étais un peu comme le Frankenstein, dans une publicité télé, qui se plantait une barre de chocolat dans le front. On aurait pu dire qu'il y avait comme un manque de coordination entre ma main et ma bouche.

Après chaque exercice demandant un effet soutenu, on faisait une pause et on me proposait un verre d'eau. Naturellement, je le prenais toujours avec ma main gauche et tout se passait bien. Un jour, j'ai prétexté une certaine fatigue et j'ai demandé un verre d'eau, à mon ergothérapeute. Cette fois, le verre était plein. J'ai simplement dit à Yvonne :
- Vous avez le choix de reculer de cinq pieds ou d'aller chercher votre imperméable, annonçais-je en tendant ma main droite vers le verre.
Yvonne sourit et recula d'un mètre. J'ai pris le verre délicatement et je l'ai bu. Ce qu'Yvonne ignorait, c'est que depuis trois semaines, je me pratiquais tous les soirs devant le miroir de la salle de toilette de ma chambre. Cela aussi faisait partie de ma promesse.

Je passais mes semaines à Mont-Joli, mais je revenais à la maison la fin de semaine. Chez moi, mon principal exercice d'ergothérapie était de laver la vaisselle. Inutile de vous dire que les premières fois où j'ai lavé une assiette, il y avait pratiquement plus d'eau sur le comptoir de la cuisine que dans l'évier. Mais ça, c'était la partie facile. Ramasser avec la main droite, le manche d'une fourchette de quatre millimètres de large et de deux millimètres d'épaisseur, là ça c'est du sport.

Ce qui m'amène à l'ordinateur. Naturellement, la souris était passée du côté gauche du clavier, mais tout n'était pas réglé pour autant. Avez-vous une idée du nombre d'opérations nécessitant d'activer un bouton de la souris tout en pressant une touche du clavier? Et pour les majuscules, on fait quoi ?

La première fois que j'ai eu besoin d'un " A " majuscule, mon majeur de la main droite a recherché la touche " shift ". Il est passé au-dessus du Ctrl, du Alt-Car, du e accent aigu et du Suppr. Comme résultat, j'ai sauté une ligne. Bon d'accord, je me suis amélioré depuis sinon, vous ne seriez pas entrain de lire ce texte.

Au tout début de ce témoignage, je vous ai dit que j'avais déjà l'équivalent de trois romans de terminés quand j'ai été victime d'un AVC. Au moment où vous me lisez, le premier et peut-être le deuxième et troisième tome sont déjà en librairie. Mais pour le tome IV, je fais quoi ? Je laisse tomber ? Pas question ! Depuis mon AVC, j'ai écrit le tome IV qui fait 275 pages en format Word simple interligne. J'ai terminé le tome V et j'en suis présentement au tome VI.

Si voulez plus de détails, allez consulter le www.cordondargent.com. Vous verrez, je ne vous raconte pas des histoires.

Tout ça pour vous dire qu'il faut avoir une tête de cochon si on veut s'en sortir. Je suis bien conscient que les séquelles d'un AVC varient énormément d'une victime à l'autre. J'en ai été mainte fois témoin durant mon séjour à Mont-Joli. Certaines personnes demeureront très hypothéquées. Elles perdront toute autonomie et demanderont des soins très particuliers. Mais j'aimerais dire à tous les autres de ne pas baisser les bras, surtout celui qui ne veut plus rien savoir de vous et qui pointe plus souvent qu'à son tour vers le sol. La vie ne s'arrête pas nécessairement après un AVC. Ne vous limitez pas à ce que vous croyez pouvoir faire. Les thérapeutes font 50 % du travail. Le reste se passe entre vos deux oreilles. Fixez-vous des objectifs et n'hésitez pas à essayer de les dépasser.

Souvenez-vous? Quand je suis arrivé au 2 Nord, j'avais énoncé mes deux objectifs. Lors de ma dernière journée à Mont-Joli, je suis reparti seul au volant de ma voiture. Et pour ce qui a trait à l'ordinateur, je crois que la réponse est évidente.

Michel Fréchette


Bonjour tout le monde
Je m'appelle Sylvain D'Astous
J'écris pour vous démontrer par où j'ai passé…
C'est pour vous aider à surmonter les obstacles qui se présentent devant vous…

Mon accident de motocyclette est arrivé le 05 septembre 2004, à la fête du travail cette année-là, près de chez-moi à Ste-Luce. Je m'étais préparé pour aller me promener en motocyclette (de marque Harley Davidson). J'en étais très fier, c'était ma passion. Je projetais de la faire repeindre et ajouter des pièces et accessoires. Je devais aller chez mon père à Saint-Fabien soit, à environ 50 km de chez moi, à une vitesse raisonnable car j'étais très sécuritaire. J'ai décidé de passer par la 132 au lieu de l'autoroute 20, pour voir du pays.

En arrivant devant la ''Crème molle'' de Ste-Luce (près de chez-moi), une femme de Matane qui voulait aller à la crème molle, m'a coupé le chemin. Peut-être à cause de sa distraction ou à cause de sa déconcentration, je ne sais pas…C'était mon destin, je ne suis pas fâché contre la madame, le mot le dit, c'est un accident, c'est tout.

J'ai été dans le coma 2 mois, environ (coma et semi-comateux, tout compris). Les policiers ont averti mon père et mon frère Gérald et le reste de ma famille, peu de temps après mon accident, car je portais sur moi mon crest (écusson) du club de moto, les commandos de Saint-Fabien. Ensuite, j'ai été transporté à la clinique d'urgence du centre hospitalier régional de Rimouski, j'étais dans un état critique et j'ai été transféré ensuite en ambulance-avion à l'hôpital de l'Enfant-Jésus de Québec où j'ai demeuré durant 3 mois pour un traumatisme crânio-cérébral sévère (TCC) qui a nécessité une trépanation. J'avais une fracture de sinus maxillaire et de l'os malaire gauche de même que des os propres du nez, et du pouce gauche, des fractures de ma colonne vertébrale (éclatement). Ensuite, j'ai été transféré au Centre François Charron (IRDPQ) du Québec, pour une durée de 9 mois. J'ai eu mon congé de l'IRDPQ le 16 septembre 2005.

D'après le pronostique qui était sombre, je ne devais même pas être dans ma maison et je ne devais pas monter les marches normalement, seulement peut-être, quelques marches de côté, faire quelques pas avec aide, je ne devais surtout pas penser à reconduire un véhicule un jour mais, avec ma volonté et mon courage pour m'en sortir, et après plusieurs cours de conduite, j'ai réussi à ravoir mon permis de conduire, le 20 juillet 2006, la seule restriction que j'ai est : c'est de conduire un véhicule avec une transmission automatique.

J'ai passé par toutes les étapes de réadaptation : chaise roulante, marchette, canne, et maintenant je marche assez bien, même des fois au cours de karaté (que j'ai repris) j'arrive à courir sur une courte distance (en boitant un petit peu, bien sûr!) et finalement, aujourd'hui, je vis seul dans ma maison, ce qui me permet de retrouver une certaine dignité/liberté.

Tout mon dossier médical a été transféré au centre de réadaptation l'InterAction de Rimouski. Les séquelles qui me restent sont :

A) Mon orientation spatiale ex. : j'ai de la difficulté à retrouver la sortie d'un édifice et/ou mon automobile, dans un stationnement. En automobile, il faut que je fasse le trajet quelque fois pour que je m'en rappelle.
B) Ma fatigabilité ex. : maintenant, mon niveau de fatigabilité ne me permet pas d'avoir une autonomie de conduire aussi étendue qu'avant et je dois être plus à l'écoute de ma fatigue au volant pour ne pas faire subir à d'autres ce que j'ai subi… Mais, je réussis à être autonome dans mes déplacements, toutes une victoire pour moi!
C) Ma mémoire à court et long terme ex. : au karaté, j'ai de la difficulté à me rappeler des mouvements que j'ai appris avant mon accident (j'étais instructeur à l'école de Saint-Fabien, possédant une ceinture noire, 2e Dan). Maintenant, je suis le cours avec mes anciens élèves de karaté et ça me gêne un peu, parce que je porte encore ma ceinture noire autour de ma taille, mais j'ai pas retrouvé ce niveau de ceinture. Je crois que les autres élèves me regardent et ont envie de rire de moi, en tout cas, c'est ce que je crois. Quand on fait un kata en groupe, les autres sont plus rapides que moi, je n'arrive pas à suivre à cause de la lenteur de mes gestes, ça me décourage de ne pouvoir les suivre…quand je suis rendu à une place (endroit dans le kata), les autres élèves ont déjà terminé et ça me décourage un peu.
Des fois, j'ai envie de tout lâcher. Mais je persiste, je tiens bon, car je suis conscient que je suis un exemple de persévérance et de ténacité pour eux. Faut pas oublier que c'est grâce au karaté, que je suis vivant aujourd'hui, je crois, parce que j'étais très en forme physiquement avant mon accident, et que la reprise des cours m'aide beaucoup sur le plan physique (équilibre, souplesse, agilité), sur le plan mental (mémoire, concentration, discipline). Faut ne pas oublier qu'il me reste au moins une grande mémoire pour les chiffres/nombres, que je me rappelle assez bien, et les distances aussi.
Normalement, il faut qu'on me dise quelques fois un chiffre, pour que je m'en rappelle, normalement, je me trompe rarement. C'est peut-être à cause de ma formation en génie civil, mais je m'en rappelle plus. Faut ne pas oublier que j'ai été paralysé du côté gauche. Donc, pour moi, je marche aujourd'hui assez bien quoique ma séquelle de boiterie, augmente si je suis fatigué.
D) Du côté esthétique ex. : la cicatrice de la trachéotomie me gêne un peu, mais je la cache avec mon colet.
E) Il y a aussi ma parole ex. : j'ai besoin de bien parler et fort, pour donner les directives et les réchauffements au cours de karaté, et quand je veux communiquer avec les autres…J'ai peur que le monde ne me comprenne pas bien ou interprète mal ce que je dis et/ou ce que je veux dire. Parfois, je sais ce que je veux dire, mais ce n'est pas ce que les gens comprennent, ce qui agit beaucoup sur mon caractère (je pogne les nerfs plus facilement qu'avant mon accident). Je les pogne surtout envers les personnes qui sont proches de moi : mon père, ma sœur, mon frère et mon filleul : Louis Philip.

Je fais une activité socio-occupationnelle (chez Norcast), où je travaillais avant mon accident, comme inspecteur en assurance qualité et rémunéré par Norcast. Maintenant, j'y vais bénévolement (2 fois par semaine; lundi et jeudi : de 10h00 à 12h00) pour m'occuper et pour aider les autres un peu, et parler un peu. J'ai été reconnu par la SAAQ, comme étant une personne ne pouvant plus travailler et être compétitif, productif. Je reçois un salaire compensatoire de la SAAQ, mais pas de Norcast. Mon emploi maintenant est de classer des dossiers et de faire de la saisie informatique et quelques fois de l'étalonnage, selon mon rythme. Et j'aime ça…

Je comprends très bien, que je ne serai plus capable de faire mon ancien emploi et être compétitif et productif (le moindre stress me fait perdre tous mes moyens).

Lorsque je suis allé rencontrer mon orthophoniste de l'IRDPQ de Québec, au mois de mai 2007, avec ma sœur Ghislaine de Montréal, qui est physiothérapeute et ostéopathe de formation, j'ai vu le Docteur Nathalie Ayotte. Elle a dit de moi que j'étais un ''miraculé de la vie''…C'est vrai, après tout ce que j'ai passé et où je suis rendu, ça en surprend plusieurs. Mais, une chance que j'ai eu ma famille, pour me donner des stimuli et qui m'aidaient à surmonter les obstacles qui se présentaient devant moi. Où serais-je rendu dans ma progression, peut-être placé?? (En institution)

Maintenant, je suis content où je suis rendu, surtout après avoir entendu les pronostiques; à l'IRDPQ, il voulait que je vende ma maison, mais pas moi. Ça prouve que lorsque l'on travaille fort, on peut arriver à s'en sortir, selon son état physique. Quand j'étais à Québec, chez François Charron, ma sœur Ghislaine et moi, avions une devise; ON VA RÉUSSIR… et c'est vrai après tout…

J'encourage tous ceux qui ont eu un TCC ou AVC, de ne pas lâcher et qu'on finit toujours par s'en sortir et de garder espoir de réussir…Il faut persévérer, il faut être têtu…

Merci de m'avoir lu et n'oubliez pas : !! ON PEUT RÉUSSIR !!

Sylvain D'Astous MRC Mitis (Mont-Joli)

(extrait du PLACOTEUX, décembre 2007)